Changer efficacement est difficile…

 IMG_jacques_petit_tournéChanger efficacement est difficile… est-ce que maintenir le problème pourrait être une façon de faire l’économie de l’effort du changement ? 

rappel de la situation (voir l’article : Atelier du 8 octobre 2015 « Comment dire ou demander ce qui nous paraît justifié ? »)

Quelqu’un a pris une partie de votre job sans votre accord et vous voulez revenir en arrière …

Annoncez que vous allez reprendre la tâche ou la mission en question. Faîtes court, ne discutez pas pour savoir comment ça s’est passé, ou qui a le droit de prendre le job. C’est le vôtre et c’est à vous de le mener à bien. Négociez les conditions de retour rapide à la normale.

  • La première fois, vous aurez peur. Si vous n’aviez pas peur, vous l’auriez déjà fait.
  • Vous vous rappelez de l’article précédent ? Ok, alors première question « qu’est-ce qui se passe ? », réponse : vous avez peur de demander ce qui est à vous. « Que voulez-vous ?»  le voulez-vous vraiment ? Alors, qu’est-ce qui vous fait peur ? 
  • La peur nous prévient d’un danger réel ou imaginé, quel est ce danger ? Pour chaque cas, la réponse est singulière. Rappelons-nous d’abord qu’il y a peut-être un danger réel, et qu’il ne s’agit pas de le méconnaître. mains Dans notre atelier, le participant a trouvé : il a peur d’être visible, d’oser la confrontation productive de solution. Deux situations anxiogènes pour lui. La première parce son histoire lui a donné l’habitude du contraire, la seconde parce qu’il n’a jamais appris comment faire. Il a appris à composer avec la difficulté, à tirer un bénéfice paradoxal de supporter d’être en retrait, et de laisser les autres décider. En grandissant, faute de pouvoir prendre sa place, on peut au moins goûter à l’économie d’effort à fournir puisqu’il n’y a rien à décider, ni personne à convaincre. Il y a peut-être eu un danger il y a longtemps à prendre sa place, à dire ce que nous voulions… ne rien faire a sans doute alors été salutaire, mais si ce n’est plus le cas aujourd’hui… ?
  • Alors décider d’agir : prendre conscience de sa respiration, accepter qu’elle soit lente ou rapide, accepter que ça ne va pas être facile et que nous allons le faire. Etre gentil avec soi, et se parler : je n’ai pas fait l’apprentissage, c’est normal que ça me fasse peur, mais je vais le faire, et j’ai le droit de rater. Rater, c’est apprendre. Si je le fais, que peut-il se produire, de quoi devrais-je me protéger ? Comment devrais-je me protéger ? J’ai trouvé ?IMG_jacques 2_petit_tourné
  • Alors, je passe à l’action en continuant d’être conscient de ma respiration, c’est mon lien avec la réalité pour ne pas céder au passé. Une fois dans l’action, je fais du mieux possible, ce sera ce que j’appellerai « avoir bien fait »; car quoi qu’il arrive je me dirai « j’ai bien fait de prendre ma place, de faire ce que j’avais à faire ».

Jacques Abécassis, le 19/10/2015

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